L’Anthropocène

 

Entretien avec Célia Fery d’Andromède océanologie
– Y a t-il beaucoup de pollution en Méditerranée ?
Il y a beaucoup de pollution en effet, la mer méditerranée c’est une mer qui est semi fermée et elle est très très fréquentée, on a beaucoup de personnes qui viennent sur le littoral en été, on a beaucoup de population e n méditerranée donc plus de pollution, et on a beaucoup de pollution physique avec les déchets, beaucoup de déchets en mer, il faut savoir que 80% donc c’est beaucoup de déchets que l’on retrouve dans la mer viennent de la terre, viennent par exemple du vent qui va amener les déchets dans l’eau, du ruissellement donc de l’eau de tout ce que l’on peut trouver sur terre qui va ruisseler et emmener l’eau vers la mer, de plein de manière différentes les déchets vont se retrouver dans l’eau. Puis on a différentes sortes de pollution, une pollution tellurique comme je le disais qui vient de la terre avec les déchets, les eaux usées, par exemple les émissaires avec le rejet des eaux usées en mer, on a aussi des rejets industriels, on a également des espèces invasives qui peuvent arriver donc c’est une forme de pollution aussi, avec justement l’introduction d’espèces, l’homme va introduire des espèces qui vont être en compétition avec des espèces propres à la méditerranée, cela peut être un problème. Il y a aussi tout ce qui est aménagement côtier, par exemple on va construire des ports, des digues cela va perturber aussi l’environnement marin, puis on les hydrocarbures, de l’huile, de l’essence qu’on va retrouver en mer cela va entrainer des pollutions. Il y a plusieurs pollutions importantes qui vont impacter la mer méditerranée.

– Quel est l’impact de l’homme en Méditerranée ?
Et bien une grande pollution de la terre que l’on va retrouver dans la mer. L’homme va aussi entrainer la surpêche, en pêchant beaucoup trop de poissons il y a une réduction des stocks de poissons, donc on a des espèces qui sont en voie d’extinction comme le thon rouge par exemple qui a force d’être pêché les stocks diminuent, on a l’encrage des bateaux, donc les plaisanciers pendant l’été avec des grands yachts surtout la grande chaîne va abimer tous les fonds marins et notamment les herbiers de posidonies donc c’est sur cela que moi je travaille, les ancres des bateaux vont arracher tout le sol et donc tous les herbiers.
Donc on l’ancrage, la surpêche, les aménagements côtiers avec les ports et les digues, on a également la pollution des plastiques, les macros plastiques tous ceux que l’on va voir mais ce qui est pire encore c’est les micros plastiques, toutes les petites particules de plastique que l’on ne voit pas mais qui peuvent être ingérées par les animaux marins, par exemple les oiseaux ou les poissons et cela peut perturber leur système digestif ou leur corps mais aussi les mener à la mort par la suite. Il y a aussi la pollution sonore qui peut être importante puisque pour les cétacés cela peut gêner leurs cellules sensorielles.
Donc il y a beaucoup de choses, la pollution sonore, plastique, chimique qui sont nocives pour l’environnement.

Entretien avec Charlotte Prud’homme (géologue)
– Qu’est ce que l’Anthropocène ?
Ça c’est une question difficile qui englobe plusieurs questions, moi je vais te répondre d’un point de vue géologique et d’un point de vue géologique l’anthropocène n’existe pas encore, on est pas encore dans la période anthropocène, il y a un groupe de chercheurs qui travaillent dessus tous les ans, qui se réunissent pour essayer de définir quand est ce que l’anthropocène a commencé d’un point de vue géologique. Donc officiellement du point de vue de la géologie on est pas encore dans l’anthropocène. Mais depuis les années 2000 est apparut ce mot anthropocène qui se définit comme une accélération des gaz à effet de serre qui ont été produit par l’activité humaine. Et comment on l’ a su et vu, on l’a vu dans les carottes de glace, quand on fait des carottages dans la glace en Antarctique cela a enregistré les quantités de gaz à effet de serre, principalement le CO2, et on voit vraiment dans les courbes il y a une variabilité naturelle et depuis les années 1950 cela a explosé et donc c’est ça l’anthropocène c’est vraiment l’accélération, le moment ou cela à accélérer.
Donc pour le moment en géologie on ne le date pas mais on parle beaucoup puisque l’homme a une influence sur le climat qui change l’équilibre de la terre.
– Est ce que l’on note déjà des effets de l’homme ?
Oui on note complètement des effets de l’homme qui ont été premièrement mis en évidence dans les glaces de l’Antarctique et maintenant, le premier à avoir définit ce terme anthropocène c’est Paul Crutzen , mais maintenant ce groupe de recherche qui travaille sur cette notion cherche à définir le moment de cette accélération des gaz à effet de serre donc l’influence de l’impact humain dans les différentes archives, ils travaillent par exemple sur les coraux et les glaces. On voit clairement une influence mais ils recherchent un accord pour constituer une date au niveau géologique.
– Quels sont les risques par rapport au réchauffement climatique ? La fonte des glaciers ?
Alors il faut savoir que la terre elle a été en équilibre depuis sa formation et que donc là elle voit une accélération que l’on nomme l’anthropocène et cette accélération ne permet pas à la terre de s’équilibrer, elle est complètement en déséquilibre, les glaciers fondent, la calotte antarctique fond, cela représente énormément d’eau qui fond, cela vient dans les océans, cela augmente le niveau des océans, cela va par exemple influencer les personnes qui vivent dans les côtes et cela peut changer le système climatique, cela va donner plus d’ouragans, sur les littoraux il va y avoir une montée des eaux importantes, de plus en plus de tempête.
Mais c’est bien le réchauffement climatique qui influence sur les glaces ce qui influence sur l’océan …

L’anthropocène est une époque de l’histoire de la Terre qui a été proposée pour caractériser l’ensemble des événements géologiques qui se sont produits depuis que les activités humaines ont une incidence globale significative sur l’écosystème terrestre.
Le terme Anthropocène, qui signifie « l’Ère de l’humain », a été popularisé à la fin du XXème siècle par le météorologue et chimiste de l’atmosphère Paul Josef Crutzen, prix Nobel de chimie en 1995 et par Eugene Stoermer, biologiste, pour désigner une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté selon eux à la fin du XVIIIème siècle avec la révolution industrielle, et succéderait ainsi à l’Holocène.
L’Anthropocène serait la période durant laquelle l’influence de l’être humain sur la biosphère a atteint un tel niveau qu’elle est devenue une « force géologique » majeure capable de marquer la lithosphère. La période la plus récente de l’anthropocène est parfois dite la grande accélération, car de nombreux indicateurs y présentent des courbes de type exponentiel.
L’Anthropocène est un concept de plus en plus utilisé dans les médias et la littérature scientifique mais toujours discuté par la communauté scientifique géologique – spécifiquement au sein de la commission internationale de stratigraphie de l’Union internationale des sciences géologiques (UISG) – qui détermine les subdivisions de l’échelle des temps géologiques.

Les activités humaines ont la capacité de provoquer des modifications importantes de l’environnement terrestre, notamment via :
– l’agriculture intensive et la surpêche
– la déforestation et les forêts artificielles ou secondaires
– les industries et les transports
– l’évolution de la démographie et l’urbanisation
– la fragmentation écologique mais aussi les espèces invasives introduites intentionnellement ou accidentellement par l’Homme
– la réduction, la destruction, la dégradation et autres modifications des habitats, de même que la perte de biodiversité à un rythme jamais atteint au cours des âges géologiques,
– la pollution, non plus seulement ses formes locales et transitoires (ex : les marées noires) mais surtout des formes globalisées à caractère pérenne (composition atmosphérique, omniprésence des microplastiques, pesticides et perturbateurs endocriniens, etc )
– l’augmentation exponentielle de la consommation et donc de l’extraction des ressources fossiles ou minérales (charbon, pétrole, gaz naturel, uranium, etc)
– le changement de cycle de certains éléments (azote, phosphore, souffre)
– l’exploitation du nucléaire comme énergie ou comme arme,
– etc …

L’Anthropocène dessin

Article d’Esteban, Hector, Kelywan, Marc et Sidonie

Photo d’Hector / Dessin de Kelywan