Faune en Méditerranée

 

Entretien avec Célia Fery d’Andromède océanologie
– Combien d’espèces animales sont elles recensées en Méditerranée ?
En Méditerranée on recense en tout animales et végétales entre 10000 et 12000 espèces dont à peu près 1500 espèces de végétaux donc on va dire 10000 espèces d’animaux et dans ces 10000 espèces on a 25% qui n’existe qu’en méditerranée.
– D’où viennent les couleurs des poissons ?
Les couleurs des poissons viennent de petites cellules qui sont en forme d’étoiles qu’ils vont avoir dans leur épiderme, dans leur derme comme nous, sous la peau ils ont des petites cellules en forme d’étoiles qu’on appelle des chromatophores c’est le nom scientifique, et dans c’est chromatophores on a des pigments qui vont être jaunes, oranges ou noirs et en fonction de la contraction de ces pigments comme nous on pourrait contracter nos muscles et bien les poissons en contractant ces pigments ou en les faisant se déplacer dans leur corps ils vont faire en sorte que la couleur soit plus ou moins intense. Voilà la couleur des poissons est due à ces petits pigments et ils peuvent faire en sorte que certaines couleurs apparaissent plus que d’autres ou que les couleurs soient plus intenses ou non, et il faut savoir aussi que plus on descend sous l’eau, plus on va aller en profondeur et plus les rayons lumineux vont s’effacer, plus on va profond et moins on voit les couleurs, et il y a différentes couleurs par exemple le rouge est une des premières couleurs a être effacée quand on plonge profond donc souvent les poissons on va les voir gris ou noir mais quand on les éclaire, on redonne de la lumière blanche on va voir qu’ils sont rouge.
– Comment les animaux survivent avec tant de pollution ?
Et bien ils s’adaptent, disons qu’ils essaient de survivre parce qu’ils n’ont pas le choix.
Par exemple à cause du plastique on a remarqué que cela va entrainer du cholestérol pour les oiseaux, ou bien certains petits peuvent avoir une déformation du tube digestif … ils essaient de survivre et peuvent rencontrer d’autres problèmes avec les métaux lourds tel que le plomb.
Il existent des tortues qui ont été déformées avec du plastique …
Les espèces essaient de fuir les zones polluées, par exemple si des dauphins ou baleines habitent une zone où il y a beaucoup de pollution sonore et bien elles vont être contraint à partir de cette zone puisqu’elles vont être gérées par le bruit, si des oiseaux sont dans une zone où il y a beaucoup de pollution sur l’eau ils vont être contraint à partir aussi.

Entretien avec Charlotte Prud’homme (géologue)
– Avez vous trouvé des traces d’animaux si oui lesquels ?
Alors dans la mission au Kazakhstan on a trouvé une dent de bison de 2 millions d’années et les dents c’est un peu comme les roches, elles enregistrent beaucoup d’informations, avec des méthodes de chimie elle peut nous raconter une histoire et donc on va savoir depuis quand elle est déposée ici, qu’est ce que le bison avait mangé par exemple quel type de végétation.
Sinon pendant ma thèse je suis allée faire des fouilles archéologiques où là j’ai pu trouver des os de chevaux, de bisons, cela s’appelle de la macrofaune et ces animaux avaient vécu au même moment que les hommes préhistoriques, c’était les hommes préhistoriques qui les ont chassé.

Une genette dans les calanques
Espèce méconnue dont une équipe de botanistes vient d’attester la présence dans le Parc national des calanques de Marseille (Avril 2020).
La genette d’Europe, son pelage gris clair tacheté de blanc et son aspect général évoquent celui du chat mais le corps est plus élancé, la tête moins ronde, le museau plus pointu. Ses pattes sont également plus courtes, tandis que la queue est, elle plus longue. Alors qu’elle était largement répandue autrefois, la genette est en voie d’extinction depuis les années 60.
Au moyen âge elle était un animal de compagnie plutôt répandu dans les châteaux, au retour des croisades le chat la remplace peu à peu dans les foyers. Elle retourne alors à l’état sauvage, mais dans les années 60 les chasseurs qui la considèrent comme nuisible la pourchassent pour sa fourrure. Aujourd’hui protégée la genette reconquiert timidement ses sites de prédilection, des endroits particulièrement accidentés et escarpés comme les falaises, la France héberge l’une des plus belles populations d’Europe.
Freiner l’érosion du vivant : -60% c’est le pourcentage du déclin des populations de vertébrés entre 1970 et 2014
En février 2020, les botanistes repèrent des excréments qui ne ressemblent pas à ceux des renards nombreux dans le parc national des calanques. Naturalistes aguerris ils comprennent rapidement que cela vient de genettes d’Europe.
Ils décident alors de se rendre sur place la nuit pour tenter d’apercevoir le petit mammifère qui ne sort qu’après le coucher du soleil pour chasser. Coup de chance le soir même ils réussissent à filmer l’animal, mais pas question de communiquer le lieu exact où ma genette a été aperçue, afin de la protéger ! (Source wwf)

Le poulpe
Le poulpe de méditerranée ou poulpe commun (Octopus vulgaris) fait partie de la famille des octopodidés (mollusque à huit bras) et de la classe des céphalopodes (mot qui signifie « tête » et « pieds »). Animaux simples et pourtant super complexes, le poulpe et ses consoeurs les pieuvres ne cessent de fasciner par leur intelligence. Qui est radicalement différente de la nôtre : en plus d’un cerveau central, ces octogones possèdent en effet huit « cerveaux » périphériques.
Ils ont trois coeurs, huit bras autonomes, du sang bleu, peuvent ouvrir des bocaux …Le poulpe est considéré comme l’invertébré le plus développé, et de nombreuses études ont été menées afin de prouver son intelligence. Il serait capable de mémorisation et d’apprentissage, de bâtir des « villes » …
Il vit essentiellement dans les roches ou dans les récifs coralligènes, mais on le trouve également dans les herbiers de posidonies ou dans les fonds sableux, dans lesquels il se cache en se recouvrant de cailloux. Il possède la faculté d’homochromie, c’est à dire qu’il est capable d’adapter la couleur et la forme de sa peau en fonction de son environnement et de son humeur. Lorsqu’il se sent menacé, il projette violemment de l’eau au travers des siphons situés de part et d’autre de sa tête pour se propulser à la vitesse d’une voiture de course, tout en projetant une nuée d’encre noire qui lui permet de se dissimuler aux yeux de son poursuivant.
C’est un animal craintif et plutôt solitaire. (Sources : Futura Planète, L’Obs, Science & Vie)

Les îles de Marseille et les oiseaux :

L’un des intérêts majeurs des archipels marseillais tient dans le fait qu’ils constituent un site d’importance primordiale pour la reproduction des oiseaux marins méditerranéens. Ils sont ainsi le seul site français abritant les trois espèces d’albatros présents en Méditerranée.
Les îles de Marseille accueillent également d’autres espèces, souvent rares et prestigieuses, qui utilisent les hautes falaises calcaires ou les buissons de lentisque et de romarin pour installer leur nid.
Ainsi, 16 espèces se reproduisent sur les archipels. Ce sont :

des espèces marines : Puffin cendré, Puffin yelkouan, Océanite tempête de Méditerranée, Cormoran huppé méditerranéen et Goéland leucophée,

des espèces rupestres : Faucon pèlerin, Faucon crécerelle, Chouette chevêche, Grand-duc d’Europe, Monticole bleu, Martinet pâle, Martinet à ventre blanc et Choucas des tours,

des espèces des garrigues : Rouge-queue noir, Fauvette mélanocéphale, Moineau domestique.

Ces espèces ont besoin de tranquillité pour assurer les impératifs de la reproduction. La fréquentation des sites et l’augmentation exponentielle des goélands sont à l’origine de multiples perturbations mettant en péril le maintien des populations d’oiseaux remarquables sur ces archipels.
des espèces de passage : situées sur un important couloir de migration, les îles de Marseille constituent également des sites de repos pour un grand nombre d’oiseaux au cours de leur voyage. Ainsi, plus de 200 espèces d’oiseaux ont été observées sur les îles où elles viennent hiverner, se reposer ou ne faire que passer…

Faune en méd dessin

Article d’Émilie, Gabriella, Jihane et Sofia

Photo d’Émilie / Dessin de Sofia